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Dossiers photographiques


L'Hôtel de ville  ↑

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Hôtel de ville
© Michel Racine
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L'hôtel de ville, sous les illuminations de fin d'année, Annecy
© Michel Racine
Bâtiment néoclassique.

Les Jardins de l'Europe ↑

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Le jardin des plantes en 1864; domaine public, crédit: musées d'Annecy

Le nom actuel ne date que de 1987, mais les "jardins de l'Europe" sont plus que centenaires, avec de très beaux arbres.

En 1563, un canal allant du Thiou au Vassé est creusé, coupant le pré Lombard (ainsi nommé car possession de banquiers lombards) en deux; une ile est délimitée où on isole les contagieux lors des épidémies de peste.

En 1644 le Pré Lombard est offert par la noblesse locale à l’ordre de la Visitation. Il est alors traité en potager et en verger. La représentation d’Annecy du Theatrum Sabaudiae (1682) idéalise les lieux, limités à une partie cultivée très géométrique entourée par la lac. La mappe sarde est plus réaliste représentant toujours l'ile des contagieux à l'est; le potager et le verger précédent ne constituent qu'une petite zone d'une ile plus vaste, en partie marécageuse.

Les visantines sont explusées à la révolution; le Clos Lombard, devenu un temps bien national est racheté par la commune (vers 1935-1940) et relié à la terre ferme (le canal creusé en 1563 est recomblé). Une école est construite le long du canal du Vassé, puis de 1847 à 1855, l'hôtel de ville. C'est à la même époque (1858) qu'est aménagé un premier jardin: "Le Rond point".

Les projets s'inscrivent dans une histoire complexe entre France et Royaume de Savoie. Un projet beaucoup plus ambitieux entourait l'hôtel de ville de bâtiments néoclassiques construits autour de cours carrées.

A l'époque du rattachement de la Savoie à la France (1860), suite à une pétition des habitants, le parc est réaménagé à l’anglaise, plus à la mode. Conçu par Henri Porreaux, les premières plantations ont lieu à partir de 1855, mais l’aménagement véritable sera réalisé à partir de décembre 1863 avec la plantation de plus de 1000 arbustes et 650 arbres.
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Cadastre napoléonien, 1866; crédit: archives municipales, domaine public.
Hormis quelques modifications ici et là, le positionnement des allées a très peu changé depuis cette époque. Il reste toutefois aujourd’hui bien peu de ligneux issus des premières plantations, environ une soixantaine.
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Les jardins de l'Europe
© Michel Racine

Les arbustes avaient disparu au cours du temps, mais dès le début des années 2020, la municipalité réimplante des arbustes en bordure des allées pour limiter le piétinement du sol. Situé à côté du pont des amours, un des lieux iconiques de la ville, le nombre de visteurs du jardin est estimé à 3 millions de personnes par an, c'est à dire la fréquentation du musée du Louvre !

Parmi les arbres remarquables datant des premières plantations, un Ginkgo de 4 m de circonférence et plusieurs Cyprès chauves (mais qui ici ne sont pas plantés dans l'eau) de 4 à 3 m de circonférence, plusieurs Séquoias de 6 à 5 m de circonférence et qui sont les arbres les plus hauts: 38 m (le plus gros a été raccourci par la foudre en 2017), des Ifs datant de la création du parc (Méristèmes, 2018).


A noter que les deux Séquoias de la préfecture ne sont pas plus vieux que ceux des Jardins de l'Europe (1866), mais sont plus gros (environ 10 m de circonférence). Un autre jardin botanique a été intasllé à la fin du 19e siècle lors de la construction du haras.

Carte Sarde.

 ↑ Les jardins de l'Europe. meristemes.net
Une historique des jardins (dont le texte ci-dessus s'inspire partiellement et des photos récentes ou anviennes des jardins).

 ↑ Carte interactive. Méristèmes.
Un inventaire exaustif des arbres; en cliquant sur chaque point on obtient une petite fenêtre affichant des informations détaillées et une photographie. Unique ! dommage que le fond de carte n'apparaisse pas.

Les Jardins de l'Europe menacés ? ↑

Dans les années 2020 la géothermie est à la mode chez les élus majoritaires de l'équipe municipale. Il convient tout d'abord de définir ce qu'on entend par géothermie car il n'existe pas une mais des géothermies.

La géothermie de surface concerne les installations situées à une profondeur inférieure à 200 mètres. Elle est principalement utilisée pour le chauffage et la climatisation des bâtiments. En revanche, la géothermie profonde concerne les installations situées à une profondeur supérieure à 200 mètres. Elle est davantage utilisée pour la production d’électricité ou de chaleur à grande échelle comme dans le cadre de centrales géothermiques par exemple. Le projet dont il est question (chauffage et rafraichissement de la mairie) relève de la géothermie de surface et même de la géothermie sur nappe qu'on devrait appeler aquathermie. Et même au plus fort de l'hiver ou de l'été de "pompe à chaleur sur eau souterraine"; ces mots sont moins attirants.

La source chaude (ou froide selon la saison) est la nappe d'eau présente dans le sol. A 10m de profondeur la température moyenne est de 12°C (en fait de 10 à 14). L'eau est pompée dans le sol, passe dans un échangeur de chaleur, puis restituée à l'environnement. Le décret 2015-15 du 8 janvier impose de restituer l'eau à l'acquifère où elle a été prélevée. Ici le projet a nécessité une dérogation pour restituer l'eau dans le Thiou, émissaire naturel du lac et non dans la nappe.

Ce choix a sans doute deux avantages: la température de la nappe d'eau n'est pas modifiée (ce qui préserve l'écosystème du sol et surtout évite une perte de rendement thermique); le coût d'installation et de maintenance est moindre.

Mais il a de gros inconvénients (sinon le décret n'existerait pas). L'environnement est modifié au niveau du rejet, surtout la température (le problème est surtout présent en mi-saison; en plein été, l'eau restituée, malgré une élévation de température de 5C resterait inférieure ou comparable à celle des eaux du Thiou). Le prélèvement non compensé abaisse le niveau de la nappe de 1 à 2m. La baisse de pression dans l'aquifère situé essentiellement sous 5m d'argiles peut provoquer des affaissements de terrain; l'aquifère imbibe les argiles très plastiques jusqu'à 1,2m de profondeur (niveau normal de la nappe); ces argiles peuvent alors se rétracter, une autre cause d'affaissement. Les arbres (les plus anciens, une soixantaine, ont été plantés vers 1870) peuvent souffrir de l'abaissement de la nappe. Leurs racines perturbées par la présence de tuyauteries (ou l'inverse). Hors ce sont ces arbres qui façonnent le caractère remarquable du site. Si le décret avait été respecté, il fallait que puits de prélèvement et puits de restitution soient éloignés de plusieurs dizaines de mètres pour éviter la perte de rendement thermique.

Au final on s'apperçoit que les caractéristiques des lieux n'étaient pas si favorables que cela à une installation d'aquathermie.

D'autres arbres remarquables près d'Annecy ↑

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Le vieux Chêne; © Michel Racine
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Le vieux Chêne; © Michel Racine
Deux jardins sont contemporains des jardins de l'Europe: celui de la préfecture (rarement accessible et celui du haras, déjà cité ci-dessus, récemment rénové et ouvert toute l'année, mais qui comporte beaucoup moins d'arbres anciens. L'un des plus vieux arbres de Haute-Savoie se trouve passage du vieux Chêne, à Thorens-Glières, il est agé d'au moins 400 ans.

Beaucoup plus jeune (tout est relatif pour un Chêne) est l'arbre présent dans la réserve du Bout du lac.
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Le Bout du lac; © Michel Racine
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Le Bout du lac; © Michel Racine

Agé de plus de 220 ans ce Chêne a obtenu le prix "coup de coeur" du jury de "l'Arbre de l'année 2017".

Par ailleurs un petit sentier botanique a été installé par les élèves de l'école primaire des Neigeos loin du centre ville (sur Seynod), c'est celui du Pré de Vassy.
 ↑ Doussard. meristemes.net

 ↑ Monumental Trees (Haute-Savoie).

En pratique ↑