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Dossiers photographiques

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Forêt
© Michel Racine.
Enveloppant l'Assam, L'Arunachal Pradesh est un état montagneux resté longtemps peu acccessible et encore soumis aujourd'hui à l'innerline permit. Ses habitants appartiennent à des ethnies et cultures extrêmement diverses. 4% de la population seulement parlent l'hindi, à peine plus l'anglais; le bengali de Kolkata reste la langue la mieux comprise, mais il existe une multitude de langues locales (source Wikipédia). La partie occidentale fut administrée par le Tibet jusqu'en 1950 (région de Tawang) et la religion pratiquée est le bouddhisme vajrayana. Les autres vallées constituent une mosaïque de pratiques animistes de plus en plus mélées à des religions chrétiennes (souvent évangélistes) ou parfois au bouddhisme theravada (birman).

La densité de population est faible et les routes encore peu développées (d'autant qu'elles sont construites par petits morceaux au départ non connectés). Trois projets très ambitieux de routes ouest-est sont planifiés: l'Arunachal Frontier Highway, la plus au nord, la Trans-Arunachal Highway (NH13 au centre) et la East-West Industrial Corridor Highway le long de la frontière avec l'Assam. La plus avancée est la route centrale. L'importance stratégique de ces routes est considérable (surtout la plus au nord), compte tenu des relations compliquées entre l'Inde et la Chine. Le pont Dhola-Sadiya (alias Bhupen Hazarika Setu), le plus long d'Inde (plus de 9km) a été ignauguré en 2017. La production d'électricité hydraulique est largement excédentaire.

Bien des traditions ont disparu en une génération et l'état, dans sa diversité, semble s'ouvrir au monde moderne bien plus rapidement que le reste de l'Inde (l'Inde indouiste).

Histoire (détails) 

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La Ligne Mc Mahon
Domaine public; modifiée d'après Université du Texas

La partie nord de l'Arunachal est une région disputée depuis longtemps entre Tibet, Inde et Chine. Le monastère de Tawang a été fondé en 1681 par la lama Lodre Gyatso. En 1914 l'accord de Simla entre la Grande Bretagne, la Chine et le Tibet, établit une ligne de démarcation, la McMahon Line entre l'Inde britanique et le Tibet.

Rejeté par la Chine, cet accord est également contesté par les tibétains, au motif que la signature de la Chine n'a pas été obtenue. La ligne MacMahon n'a figuré sur les cartes britaniques qu'en 1935. Le 14e Dalaï Lama n'a accepté de reconnaitre la souveraineté indienne sur la région qu'en 2008, longtemps après son installation en Inde comme réfugié. La Chine a temporairement envahi la région en 1962 et la revendique logiquement, n'ayant pas signé l'accord de Simla et contestant l'existence du Tibet autonome.

Tawang 

C'est en franchissant la frontière de l'Arunachal Pradesh que le Dalaï Lama s'est réfugié en Inde, à Tawang, le 31 mars 1959, au terme d'une épopée de 14 jours. Le 18 avril il atteignait Tezpur.

Itanagar (détails) 

La capitale de l'Arunachal Pradesh, étendue sur de multiples collines semble en chantier permanent. Sans surprise, la circulation y est difficile.

Le musée ethnographique est d'un intérêt historique certain. Les remarquables dioramas présentant les tribus relèvent malheureusement (?) aujourd'hui du passé. La collection d'objets ethnographiques est remarquable.

Les apatanis et Ziro (détails

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Ziro: .
© Michel Racine

Ziro est malheureusement une ville indienne comme beaucoup d'autres où toute esthétique et planification architecturale semble n'avoir jamais été imaginée. On est très loin d'un lieu exprimant la tradition locale!

Les apatanis sont une des tribus pratiquant depuis longtemps la culture du riz dans des rizières inondées, ce qui à valu à la région d'être proposée sur la liste indicative de l'UNESCO du patrimoine mondial. La vallée est aujourd'hui le siège d'une évolution extrêmement rapide.

Festival de musique de Ziro.

En pratique 

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Références

Bibliographie

()Tiziana et Gianni Baldizzone. 1993. L'Inde des tribus oubliées. Chêne (réédité en 2008). 
Une autre face de l'Inde. Ce livre est magnifique (vous pourrez peut-être vous le procurer chez les libraires vendant des livres d'occasion); malheureusement il faudrait le renommer "l'Inde des tribus disparues" tant les problèmes signalés dans l'introduction du livre sont devenus réalité.

Adivasi_people_of_Arunachal_Pradesh

Office du tourisme officiel