Dossiers photographiques
- Le long du Thiou, vues: horizontales, horizontales de nuit, verticales;
- Canal du Vassé et pont des Amours, vues: horizontales, verticales;
Certains des canaux ne sont que les restes des douves du rempart encerclant la ville, aujourd'hui disparu.
Avant la construction des quai du Thiou, le lit est occupé, particulièrement entre le pont Morens et le pont Bacchus, par des constructions sur pilotis et en encorbellement; les latrines s'évacuent directement sur la rivière. Des commerces comme les boucheries (à l'époque, l'abatoir en fait partie) évacuent aussi leur déchets dans la rivière. Les constructions adossées au pont Morens sont nommées le "Château branlant".
Des moulins sont aussi installés au mileu de la rivière dont une partie du débit est détourné dans un canal de niveau supérieur au lit principal.
Jusqu’au milieu du 19e siècle, l’entretien limité du lit du Thiou et les crues dues à la fonte des neiges au printemps provoquent des inondations, qui reviennent en moyenne tous les 10 ans. A l'inverse en été, période généralement plus sèche, la pêche et la navigation ne sont plus possibles, les moulins ne fonctionnent pas et les déchets déversés dans la rivière ne sont plus évacués.
Les quais du Thiou sont construits en 1854.
Un système de vannes est installé en 1874 par Sadi Carnot devant le palais de l'ile (il remplace d'autres vannes présentes auparavant). Le niveau du lac (est relevé d'environ 20 cm pour stabiliser le débit du Thiou et augmenter son potentiel hydraulique. Ce système de vannes sera remplacé en 1965 par un seuil immergé relevable automatiquement (quai de Vicenza).
En 1885 une partie du canal du Vassé est recouverte pour créer la rue Vaugelas.
Malgré la gestion actuelle du niveau du lac, le Thiou n'est pas toujours une rivière calme et paisible; il peut prendre l'aspect d'un torrent de montagne lorsque les eaux du lac sont hautes; cela permet de comprendre que la force motrice qu'en tiraient les fabriques installées au 19e siècle n'est pas une vue de l'esprit.
L'impressionnant déploiement de vannes qu'on devine encore en aval du pont de la République s'explique par la présence en ces lieux d'une usine textile, aujourd'hui disparue, mais la plus importante d'Europe à son apogée, vers 1850. Ayez une pensée pour les enfants qui pouvaient y travailler dès l'âge de 8 ans. Cette fabrique est aussi à l'origine du développement de la culture d'un coton haut de gamme, à longues fibres, en Egypte (et là-bas le travail n'était pas non plus très confortable...).
Et on venait laver le ligne sur les bords du Thiou ce qui explique les nombreuses plateformes visibles en bas des quais.
Le Pont des amours, modeste passerelle enjambant une des branches du Thiou (nommée canal du Vassé) possède une célébrité quasiment mondiale, sans aucun rapport avec sa taille (il a même sa page Wikipedia en chinois). A l'égal du palais de l'ile (et peut-être plus encore), c'est le lieu où tout touriste se doit d'être photographié. La balustrade se serait depuis longtemps écroulée sous le poids des cadenas si la municipalité ne les retirait pas activement.
Le pont actuel est le troisième du nom et date de 1906 lorsqu'une construction de fer remplace le précédent en fonte et à trois arches construit en 1859. Le nom vient d'une légende qui veut qu'un couple s'embrassant sur le pont soit uni pour la vie, à moins que, plus prosaïquement, il n'ait servit de lieu de rencontre entre clients et prostituées.
On trouve ce pont dans une des séries de fonds d'écran officiels de Windows 7 (télécharger).














