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Dossiers photographiques

Orongo et la crête sud de Rano Kau, de l'ahu Tongariki au cratère Rano Raraku puis à la baie d'Hanga Tetenga (El sendero de los moai) visitent les deux sites incontournables et la crête sud de Rano Kau offre des vues stupéfiantes. Un autre incontournable à proximité immédiate du village d'Hanga Roa est d'assister au coucher du soleil sur Tahai. La côte nord d'Anakena à la baie de La Pérouse permet de profiter des deux plages de l'ile et de faire du snorkeling, mais aussi de rechercher de petites criques moins connues; en même temps elle offre une multitude de sites archéologiques d'une étonnante variété. La côte nord-ouest d'Anakena à l'ahu Te Peu est une longue randonnée pour "sentir" le splendide isolement de l'ile de Pâques, c'est ma préférée. Si vous avez plus de temps, montez sur le Tervaka, point culminant de l'ile en passant par Puna Pau et l'ahu Akivi. Et visitez la presqu'ile de Poike, austère et mystérieuse.
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Côte nord: la tache blanche est la plage de sable d'Anakena; au fond le volcan Poike
© Michel Racine

A pied (ou à cheval pour les bons cavaliers)


Orongo et la crête sud de Rano Kau  (2 heures en aller-retour depuis le mirador)

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Rano Kau et la végétation flottante sur son lac; © Michel Racine
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Sternes, ana Kai Tangata © Michel Racine

Ana Kai Tangata constitue une grotte très accessible; le plafond est couverte de peintures de Sternes.
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Maisons du village d'Orongo © Michel Racine

La montée au village / musée d'Orongo est une classique: le sentier bien marqué part de la grotte d'Ana Kai Tangata; facile, il coupe un grand lacet de la piste et permet d'atteindre, presque sans se rendre compte de la montée, un point de vue nommé mirador sur le cratère Rana Kau. De ce point (là où le sentier coupe la piste), on continue à l'ouest vers le village / musée d'Orongo (je conseille vivement de prendre le chemin de crête plutôt que la piste: il offre de bien meilleures vues).

Orongo était un village cérémoniel et (au moins dans la période terminale) occupé seulement par les chefs et en période de fête. Les maisons entièrement construites en pierre protégent bien du vent, mais sont basses et très sombres.

Il n'est malheureusement pas possible de poursuivre sur l'arête au sud du village d'Orongo pour boucler le tour du cratère, sauf à pratiquer l'escalade aventureuse et à aimer les rochers instables; de nombreux panneaux vous le rappelleront. Comptez un peu plus d'une heure aller depuis le centre d'Hanga Roa et bien sûr le temps de visiter Orongo, la dénivellée est de 300 m.
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Motu Nui, Moti Iti et Motu Kao Kao depuis la crête de Rano Kau © Michel Racine

La randonnée  elle-même démarre du point nommé mirador, en direction opposée à celle du village d'Orongo et emprunte la crête est du cratère. Cet itinéraire peu fréquenté est une des merveilles qu'offre l'ile de Pâques.

La vue finale sur la falaise sud avec, à portée immédiate, les ilots Motu Nui, Motu Iti, Motu Kao Kao, est indescriptible, mais celles qui précèdent ne sont pas moins enthousiasmantes.

Plutôt que de revenir sur vos pas, vous pouvez descendre en direction de Vinapu, mais il n'y a pas vraiment de chemin et les herbes sont hautes; si vous faites ce choix, essayez de prévoir un moyen de transport pour le parcours plutôt fastidieux de la route longeant la piste de l'aéroport (de Vinapu à Hanga Roa).

L'ahu Tahiri à Vinapu n'a pas été restauré (il n'y a pas de moai dressés), mais la base de la plateforme est constituée d'énormes blocs soigneusement ajustés, comme ceux de l'ahu Te Peu, ce qui avait incité Thor Heyerdahl à imaginer un peuplement de l'ile de Pâques par les Incas.
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Rano Kau
© Michel Racine

De l'ahu Tongariki au cratère Rano Raraku puis à la baie Tetenga (Hanga Tetenga) (1 heure 30 min de marche pure, mais beaucoup plus avec les arrêts)

Cette courte randonnée relie le plus grand ahu restauré au site le plus emblématique de l'ile.
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Rano Raraku depuis l'ahu Tongariki; © Michel Racine

Le cratère égueulé de Rano Raraku domine Tongariki à l'ouest; de l'ahu, des pistes et des chemins rejoignent l'entrée du Rano Raraku ou son flanc sud-est sur lequel un sentier "de découverte" a été aménagé entre les moai.
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; © Michel Racine

"De découverte" n'est peut-être pas le terme approprié puisqu'avec ce sentier vous êtes tellement guidé qu'il n'y a plus rien à découvrir... mais il faut protéger les moai du piétinement et des actes irréfléchis des touristes.
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Rano Raraku, Moai à demi enterrés à l'entrée du cratère; © Michel Racine.
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Rano Raraku; Moai regardant le lac; © Michel Racine.


Quoi qu'il en soit, vous risquez de passer du temps autour et dans ce cratère: le spectacle des moai plus ou moins enfouis, plus ou moins inclinés qui vous regardent ou regardent le ciel est fascinant; avant la restauration de certains ahu, donc avant les années 70, c'était le seul lieu où on pouvait voir des moai dressés. Profitez de l'endroit car vous ne pourrez le visiter qu'une seule fois. Attention, des touristes signalent que certains guides évitent la visite de l'intérieur du cratère (pourtant l'un des sites les plus émotionnels de l'ile): parfois, il est préférable de ne pas avoir de guide.
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Rano Raraku, vue depuis la crête du cratère vers le sud; © Michel Racine

Le sentier qui va de Rano Raraku à Hanga Tetenga a été nommé "sendero de los moai", car il est parsemé de statues abandonnées, le plus souvent face contre terre, au cours de leur transport (?) vers leur lieu d'érection. Il semblerait en fait que ces statues aient été dressées, bordant ainsi les chemins menant au cratère, l'un des lieux les plus sacrés de l'ile.

Le départ du "sendero de los moai" est difficile à repérer et se situe au niveau du parking du Rano Raraku: prenez la direction du sud vers une petite maison, puis, avant de l'avoir atteint, au bout d'une centaine de mètres, tournez vers l'ouest en suivant une sente peu marquée au milieu des buissons. Ce sentier contourne par le nord un petit pic volcanique, puis continue vers l'ouest jusqu'à la côte.

Il est possible de combiner cette randonnée avec celle de la côte nord: un sentier relie en effet la baie de La Pérouse au Rano Raraku et un autre la baie Tetenga (Hanga Tentenga) à Ovahe.

Coucher du soleil à Tahai

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Ahu Ko Te Riku, Tahai. Les yeux sont des ajouts modernes, moins élégants que les pièces archéologiques; © Michel Racine

Tahai est un des lieux privilégié par les communautés humaines depuis le premier peuplement, offrant un accès facile à la mer et des étendues faciles à cultiver. On y découvre de nombreux restes archéologiques: fondations de maisons longues, impressionnants poulaillers de pierre, des grottes utilisées comme habitation, une rampe de mise à l'eau de canoés. Trois ahu ont été restaurés: Vai Uri avec 5 statues (il y en a eu au moins 6), Tahai avec un moai unique fortement érodé (c'est la plate forme la plus ancienne qui daterait plus ou moins de l'an 700), Ko Te Riku et son moai unique coiffé d'un chignon (le chignon n'est sans doute pas celui d'origine et les yeux sont modernes). Le site a été restauré en 1972 par William Mulloy dont les cendres ont été placées dans un monument présent sur place.
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Ecriture Rongorongo; bois sculpté; Museo P. Sebastian Englert; © Michel Racine

Compte tenu de sa proximité du village, le site est facilement accessible à pied et je vous conseille d'y venir plusieurs fois pour profiter des différentes ambiances lumineuses. La petite plage (hanga Moana Verovero) est propice à la baignade; le musée Sebastian Englert est à côté ainsi qu'un des cimetières de l'ile qui mérite aussi une visite; mais le moment ou vous croiserez le plus de monde c'est la tombée du jour; la pelouse face au soleil couchant est simple et parfaite pour y assister.
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Si le temps est favorable, allez voir le soleil se coucher sur l'ahu Vai Uri à Tahai; © Michel Racine

La côte nord, d'Anakena à la baie de La Pérouse

Sans constituer franchement une randonnée, la côte, assez basse entre ces deux baies, se prête aux divagations à la recherche de petites criques abritées de la houle.
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Anakena: ahu Huki Ature; cette statue imposante a été redressée en 1955; © Michel Racine

Pour les amateurs, Anakena est la plus belle plage de l'ile; selon la saison, elle peut ressembler à n'importe quelle plage à parasol ou au contraire être déserte. Mais Anakena offre bien plus. On y observe le premier moai redressé par les habitants regroupés à l'initiative de Thor Heyerdhal.
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Ahu Nau Nau, Anakena; © Michel Racine

Nau nau est pour moi le plus beau de tous les ahu de l'ile. Reconstruit au moins 4 fois à la grande époque (de la civilisation des moai), les statues sont très fines.
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Ahu Nau Nau, Anakena; remarquez la réprésentation d'un être mi homme, mi lézard; © Michel Racine

Le dos des statues est gravé (comme celles de Rano Raraku) et l'ahu lui-même présente des bas reliefs.
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Anakena: ahu Nau Nau; © Michel Racine.
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Anakena: ahu Nau Nau; © Michel Racine.

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Ovahe; © Michel Racine

Un sentier d'1 km relie la plage d'Anakena et celle d'Ovahe; cette dernière est un joyau discret, plus tranquille qu'Anakena elle se prête parfaitement à la baignade et est même un spot intéressant de snorkeling. Il faut cependant rester éloigné de la falaise instable; cette plage est à l'ombre l'après-midi. La route (non asphaltée) longe la côte à près de 500 m de la mer: vous pouvez la suivre ou chercher des passages plus près de la côte; à environ 2 km se situe l'ahu Te Pito Kura qui présente un moai aujourd'hui couché nommé Paru; c'est le plus grand moai qui ait été érigé sur un ahu et semble-t-il le dernier à avoir été couché (aux environs de l'année 1838); la statue mesurait 10 mètres, mais le corps est malheureusement brisé en deux. A coté de l'ahu se trouve une pierre ovoïde qui lui a donné son nom (nombril de lumière).
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Baie de La Pérouse; © Michel Racine

Un port minuscule est aménagé dans la baie de La Pérouse.
Poursuivre vers l'est sur 500 m; au sud de la piste se trouvent les sites de Papa Vaka et Papa Mangó qui montrent des gravures sur de grandes dalles horizontales (pétroglyphes). Les gravures représentent des animaux marins (Thon, Requin, Tortue) et des pirogues dont un grand canoé double.
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Papa Mangó; © Michel Racine.
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Thon et Requin, Papa Mangó; © Michel Racine.

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Papa Vaka; © Michel Racine.
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Grand canoé double, Papa Vaka; © Michel Racine.

La côte nord-ouest  (4 ou 5 heures d'Anakena à l'ahu Te Peu, et bien plus avec les arrêts)

Cette longue randonnée intimiste vous permettra plus que toute autre de ressentir l'étrangeté et l'isolement de cette ile unique au monde.
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La plage d'Anakena et la côte nord-ouest; © Michel Racine

De la plage, un chemin en bord de mer s'engage droit vers l'ouest: suivez-le le long des criques rocheuses.
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Chevaux en semi-liberté vers Hanga Oteo; © Michel Racine

Au bout d'une heure vous arriverez sur une petite finca (Hanga Oteo) où vaches et chevaux vivent en semi-liberté.

Les pierres présentes sur les prairies ne sont probablement pas là par hasard. Il s'agit probablement d'un "jardin de pierres". Espace cultivé dans la phase terminale de la civilisation Rapa Nui, les pierres posées volontairement sur les champs permettant d'augmenter l'humidité du sol et de régulariser la température entre le jour et la nuit. Les rendements des cultures pouvaient être augmentés de 25%.


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La côte nord-ouest; © Michel Racine

A partir d'Omohe, la côte s'oriente vers le sud-ouest et s'élève (falaises). Cet intinéraire s'effectue en terrain ouvert (très peu d'arbres) et il est impossible de se perdre; en cas de doute suivez le bord de la falaise (pas trop près quand même). A partir d'Omohe, une variante de l'itinéraire est tracée un peu plus à l'intérieur des terres et abouti directement sur la grotte Te Pahu (ana Te Pahu).

Au bord de ces falaises battues par la houle du Pacifique, le sentiment d'immensité est intense et vous aurez vraiment l'impression d'avoir l'ile pour vous seul.
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Une plateforme abandonnée (Vai Mata): moai couché face contre terre et ahu couvert de petites pierres); © Michel Racine.
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Ahu (Vai Mata) transformé en nécropole; © Michel Racine.

Au passage vous pouvez découvrir de nombreux ahu abandonnés et leurs moai couchés, la grotte d'Ana Nga Heu et des gravures (pétroglyphes); vous passerez certainement à côté de certains d'entre eux sans les voir, mais vous aurez la satisfaction d'avoir découvert les autres; cette partie de l'ile est (heureusement) dépourvue de tout aménagement, de panneaux explicatifs comme de pancartes d'interdiction. Si vous tenez à ne rien louper, prenez un guide.
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Ahu Te Peu : les blocs soigneusement ajustés, ont incité Thor Heyerdahl à imaginer l'intervention des Incas; © Michel Racine.
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Ahu Te Peu : les blocs soigneusement ajustés, ont incité Thor Heyerdahl à imaginer l'intervention des Incas; © Michel Racine.


Une route côtière à été un temps imaginée sur ce parcours; espérons que ce projet irresponsable soit définitivement abandonné. Cette randonnée s'associe facilement avec une visite des grottes (Ana Te Pahu et / ou Ana Kakenga), voir avec celle de l'Ahu Akivi. Selon l'heure, votre forme et l'état du ciel vous pouvez aussi choisir d'aller assister au coucher du soleil sur Tahai.

La presqu'ile de Poike (une demi-journée)

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Puaka Tiki, presqu'ile de Poike; © Michel Racine

Le pourtour de ce volcan est partout bordé de hautes falaises, le reste forme des pentes assez douces (volcan bouclier oblige); c'est une immense prairie à vaches (et à taureaux), sans clôtures internes, avec quelques Eucalyptus. Certaines zones périphériques fortement érodées laissent apparaitre un sol d'argile rouge et ont été récemment protégées de l'accès des animaux en vue de leur reboisement.
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Dôme de trachyte (Vai A Heva), presqu'ile de Poike; © Michel Racine

Une piste part de l'extrémité nord-est de la route circulaire; elle quitte rapidement la côte nord pour se diriger vers deux monticules (ce sont des dômes de trachyte et en fait 3 sont présents. Sur le flanc est du plus grand se trouve une énorme tête en bas relief accompagnant une vasque naturelle qui recueille l'eau de pluie (Vai A Heva). La grotte "des vierges" (Ana O Keke) se trouve à mi-hauteur sur la falaise nord, le chemin d'accès est difficile à trouver sans guide. Immanquable, le sommet Puaka Tiki cumine à 410m, ce n'est que 100 m de moins que le Terevaka. Le petit cratère sommital est occupé par un bosquet d'Eucalyptus; son pourtour offre une vue superbe sur une grande partie de l'ile, de Rano Kau à Anakena, à apprécier tôt le matin ou tard le soir.
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Forêt d'Eucalyptus dans le cratère Maunga Puakatiki au sommet de Poike; © Michel Racine

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Motu Marotiri, côte sud de la presqu'ile de Poike; © Michel Racine.
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Motu Marotiri, côte sud de la presqu'ile de Poike; © Michel Racine.

Ahu Akivi, ana Te Pahu, Puna Pau et le Terevaka

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ahu Akivi; © Michel Racine

L'ahu Akivi représente le premier grand site archéologique restauré dans l'ile. William Mulloy et Gonzalo Figueroa y ont travaillé en 1960, avec des moyens artisanaux. Avec l'ouverture de liaisons aériennes à la même époque, cette restauration représente un moment clé dans l'histoire récente de l'ile.

L'ahu est accessible à pied, mais si vous voulez en profitez pour prolonger vers ana Te Pahu, le Terevaka ou Puna Pau, vous avez intérêt à vous ménager et vous faire déposer sur place en taxi. Les statues font face au soleil couchant.

Ana Te Pahu fait partie d'une ensemble de tunnels de lave dont la voute s'est en partie effondrée. C'est sans doute la grotte la plus intéressante, une partie constituant un jardin (elle est aussi nommé grotte aux Bananiers), l'autre un tunnel à la forme carctéristique. Elle abrite aussi une mare qui constitue une réserve d'eau. Un moulage de Palmier est visible près de l'entrée (mais difficile à découvrir sans guide). Un des tunnels permet d'atteindre ana Te Pora. Ces tunnels ne sont pas l'objet d'une expoitation touristique ou même sportive (les agences se contentent de faire découvrir quelques dizaines de mètres au voisinage des entrées), leur hauteur est souvent trop faible pour permettre une progression facile, ceci explique celà. Leur extension totale serait d'au moins 6 km.

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ana Te Pahu; © Michel Racine
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Tunnel de lave, ana Te Pahu; l'entrée a été réduite par un mur de pierres dans un but de protection; © Michel Racine

Ana Te Pora dispose de plusieurs entrées (dont une signalée par un Figuier). A quelques mètres de l'entrée principale, une accumulation rectangulaire de blocs suggère un lit ou une tombe. L'entrée principale est 400 m au nord d'ana Kalenga et 1 km au sud de l'ahu Te Peu.

Ana Kakenga représente les débouchés dans la falaise de deux tunnels de lave; l'entrée est étroite.
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Pukau, Puna Pau; © Michel Racine

Bien que proche d'Hanga Roa, Puna Pau n'est accessible que par l'ouest, ce qui rend la chose plus difficile. On peut y venir à pied (4 km) depuis l'ahu Akivi ou à VTT en quitant la route de Hanga Roa à Anakena au bout de 3 km pour prendre une piste à gauche; dans ce dernier cas, c'est une rude montée.

Je n'ai pas trouvé le site très spectaculaire. Il existe un sentier aménagé obligatoire et la carrière elle même est envahie par les herbes depuis longtemps. La couleur rouge des chignons (Pukau) contraste avec le vert de l'herbe.

Je n'ai pas fait moi même le Terevaka (compter 2 à 3h depuis l'ahu Akivi). Vous pouvez monter par le Rano Aroi, une zone humide d'où descend un ruisseau temporaire en cas de pluie, et au retour prendre un itinéraire un peu plus à l'ouest.

A vélo (VTT)

La côte sud d'Hanga Roa à Tongariki

Vous avez plus de chance de renconter des chevaux nonchalants sur cette route que des véhicules (sauf peut-être le week-end, l'endroit étant apprécié des pascuans qui viennent pêcher à partir des rochers ou profiter des criques). La route suit de très près le rivage, les vagues se brisent à côté de vous; les pentes sont douces et la vue s'étend de Rano Kau à Poike; vous en aurez plein les oreilles et plein les yeux.

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La côte sud depuis Rano Kau; au fond le volcan Poike; © Michel Racine
Si vous êtes courageux, vous pouvez boucler le "tour" de l'ile: de Tongariki à Anakena, la route n'est plus asphaltée (2011), mais reste très faisable en VTT; d'Anakena à Hanga Roa l'itinéraire, asphalté, passe par un col assez sérieux.

En pratique

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La carte; © Creative Commons crédit Open Street Map.

Pour 6 ou 7 000 pesos (1), faites-vous déposer par un taxi sur le site d'Anakena; c'est le point de départ des randonnées sur la côte nord, et même un départ possible pour accéder à Rano Raraku et Poike.

(1) valeur 2011. Les prix ont bien augmenté mais il existe des transports collectifs une ou deux fois par jour entre Anakena et Hanga Roa. Le camping ouvert à Anakena depuis l'époque de ma visite permet de coupler opportunément plusieurs randonnées.

Vous trouverez facilement des VTT à louer à Hanga Roa et une bonne agence vous remettra une carte des distances kilométriques.